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Enfin Malherbe vint… – Théodore de Banville

Le Croissant de lune est bas, Lilian May Miller (1932)

Tableau : Le Croissant de lune est bas, Lilian May Miller, 1932

C’était l’orgie au Parnasse, la Muse
Qui par raison se plaît à courir vers
Tout ce qui brille et tout ce qui l’amuse,
Éparpillait les rubis dans ses vers.
Elle mettait son laurier de travers.
Les bons rhythmeurs, pris d’une frénésie,
Comme des Dieux gaspillaient l’ambroisie ;
Tant qu’à la fin, pour mettre le holà
Malherbe vint, et que la Poésie,
En le voyant arriver, s’en alla.

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