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Devant le ciel – Charles Fuster

La Seine et la tour Eiffel au soleil couchant, Henri Rousseau (1910)

Tableau : La Seine et la tour Eiffel au soleil couchant, Henri Rousseau, 1910

Nous sommes là, devant le Ciel qui nous écoute,
Nous nous parlons d’amour, et le ciel nous sourit :
Il entend nos baisers, il entend notre cri,
Il leur ouvre à jamais sa lumineuse voûte.

L’azur est un chemin, l’azur est une route
Où s’en va le parfum de tout ce qui fleurit,
Et les premiers serments de notre amour chéri
Sont montés jusqu’à Dieu, qui nous bénit sans doute.

Va ! les serments d’amour qu’on fait devant le Ciel
Ont cela d’imposant et cela d’éternel
Que le Ciel grand ouvert les garde en son abîme :

Il nous les redirait, aux jours de lâche oubli,
Et ce serait assez de ce témoin sublime
Pour réveiller en nous l’amour enseveli.

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