
Coucher de soleil – William Chapman
If thou art worn and hard beset
With sorrows that thou wouldst forget.
If thou wouldst read a lesson that will keep
Thy hearth from fainting and thy soul from sleep,
Go te the woods and hills ! —
L’autre soir, sur le pic dont les flancs de calcaire
Ombragent ton manoir,
Pour chasser de mon cœur l’ennui, pour me distraire,
J’étais allé m’asseoir.
Le soleil se couchait, et son grand disque chauve,
Se mirant au flot bleu,
Filait à l’horizon doré d’un reflet fauve,
Comme un boulet de feu.
Les champs lançaient alors des milliers d’étincelles
Et, dans le lointain d’or,
Les blés mûrs mollement berçaient leurs tiges frèles
Au vent de Messidor.
La rivière, à mes pieds, roulant des flots de braise,
À voix basse jasait ;
De chaque vître au loin, comme d’une fournaise,
Un éclair jaillissait.
Jamais panorama plus grand et plus sublime
Ne peut aux yeux s’offrir,
Et l’esprit du vertige, errant sur cette cime,
Me faisait tressaillir.
Chaque objet chatoyait. On eût dit, — ô merveille !
Que l’ange Ithuriel
Avait éparpillé tout l’or de sa corbeille
Aux quatre vents du ciel !
Soudain je m’écriai d’un ton qui toujours hausse,
Mais le front abattu :
« Pour admirer encor les beautés de la Beauce,
« Ami, quand reviens-tu ?























