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Chanson sur mer – Jacques d’Adelswärd-Fersen

Nature morte au pichet d’étain, Jonny Oppenheimer (1967)

Tableau : Nature morte au pichet d’étain, Jonny Oppenheimer, 1967

Avec des mots d’azur qui tremblaient sur nos lèvres,
Nous nous sommes bercés tous deux jusqu’à la mer,
Je croyais dans mes yeux contenir le ciel clair
Et nos cœurs palpitaient d’espoir et de fièvre.

Mais en gagnant la plage où roulaient les galets,
Te souviens-tu encor de l’ardente prière ?
L’eau frissonnait comme une étoile entre les pierres,
Pareille un peu, le soir, à tes yeux violets.

Mais en gagnant la plage et les larges distances,
J’ai senti l’infini descendre sur mon cœur,
Un peu du vent du large avec d’autres senteurs,
Emporter mon amour vers les vagues immenses !

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