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Caprice – Théodore de Banville

La Cuisine, Paul Delvaux (1932)

Tableau : La Cuisine, Paul Delvaux, 1932

Quand je baise, pâle de fièvre,
Ta lèvre où court une chanson,
Tu détournes les yeux, ta lèvre
Reste froide comme un glaçon,
Et, me repoussant de tes bras,
Tu dis que je ne t’aime pas.

Mais si je dis : Ce long martyre
M’a brisé, je romps mon lien !
Tu réponds avec un sourire :
Viens à mes pieds ! tu le sais bien,
Ma chère âme, que c’est ton sort
De m’adorer jusqu’à la mort.

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