
Bien qu’ainsi tu te couronnes – Jean Moréas

Bien qu’ainsi tu te couronnes
D’une écume au goût amer,
Étang, qui, pâle, frissonnes,
Tu n’es pas encor la mer.
Non, c’est la ligne menue
De ce sombre azur là-bas
Qui mon âme a seule émue,
Mes yeux ne la quittent pas ;
Ils dévorent la distance,
Mes yeux, coureurs sans repos,
Mais mon amour les devance
Et se mêle avec les flots.























