
Ballade iv. – François Villon

Saupicquetz frouans des gours arques,
Pour deshouser, beau sire dieux,
Allez ailleurs planter vos marques!
Benards, vous estes rouges gueux.
Berard s’en va chez les joncheux
Et babigne qu’il a plongis.
Mes frères, soiez embrayeux
Et gardez les coffres massis.
Se gruppez estes, des grappes
De ces angels si graveliffes;
Incontinent, manteaulx et cappes, [P. 129]
Pour l’emboue ferez eclipses;
De vos sarges serez besifles,
Tout debout et non pas assis.
Pour ce, gardez d’estre griffes
Dedens ces gros coffres massis.
Nyais qui seront attrapez,
Bientost s’en brouent au Halle,
Plus ne vault que tost ne happez
La baudrouse de quatre talle.
Des tires fait la hairenalle,
Quand le gosser est assiegis,
Et si hurcque la pirenalle,
Au saillir des coffres massis.























