Sélectionner une page

Par les Soirs futurs – Renée Vivien

Venise au clair de lune, Sophus Jacobsen (1871)

Tableau : Venise au clair de lune, Sophus Jacobsen, 1871

Non ! par les soirs futurs de roses et de flammes,
Mystérieux ainsi que les temples hindous,
Nul ne saura mon nom et nulle d’entre vous
Ne redira mes vers, ô belles jeunes femmes !

Nulle de vous n’aura le caprice charmant
De regretter l’amour d’une impossible amie,
Et d’appeler, tout bas, désireuse et blêmie,
L’impérieux baiser de mes lèvres d’amant.

Vous chercherez l’amour, fraîches et parfumées,
Tournant vers l’avenir vos pas irrésolus,
Et nulle d’entre vous ne se souviendra plus
De moi, qui vous aurais si gravement aimées…

Texte : Wikisource · domaine public · lien affilié

Archives par mois