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Les roses que j’aimais s’effeuillent chaque jour – Jean Moréas

Z IV, László Moholy-Nagy (1924)

Tableau : Z IV, László Moholy-Nagy, 1924

Les roses que j’aimais s’effeuillent chaque jour ;
Toute saison n’est pas aux blondes pousses neuves ;
Le zéphyr a soufflé trop longtemps ; c’est le tour
Du cruel aquilon qui condense les fleuves.

Vous faut-il, Allégresse, enfler ainsi la voix,
Et ne savez-vous point que c’est grande folie,
Quand vous venez sans cause agacer sous mes doigts
Une corde vouée à la Mélancolie ?

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