
L’eau qui jaillit – Jean Moréas

L’eau qui jaillit de ce double rocher
Remplit ce long bassin d’une onde trépillante ;
Les frênes, les ormeaux, où viennent se percher
.mw-parser-output .ws-mpom-strophe{display:inline-block;page-break-inside:avoid;break-inside:avoid}Linottes et serins,
Et pies et tarins,
Lui font une voûte ondoyante
Qui garde mieux qu’un toit
De tuiles, lorsque ainsi Sirius pique droit.
Viens goûter la fraîcheur de cette onde secrète,
Ô chère Énone, jette
Et tissus et bandeaux ; ton esprit gracieux
Cache à mes yeux
De voiles plus épais
Tes corporels attraits.
Énone, vous fuyez ! Ô tourment, ô douleur,
Ô malheureuse flamme !
Ô couverte pensé’, trop perfide oiseleur
De mon âme !























