
La Passante d’été – Rainer Maria Rilke

Tableau : Lueur nocturne, Michael Tunk, 2016
Vois-tu venir sur le chemin la lente, l’heureuse,
celle que l’on envie, la promeneuse ?
Au tournant de la route il faudrait qu’elle soit
saluée par de beaux messieurs d’autrefois.
Sous son ombrelle, avec une grâce passive,
elle exploite la tendre alternative :
s’effaçant un instant à la trop brusque lumière,
elle ramène l’ombre dont elle s’éclaire.
Texte : Wikisource · domaine public · lien affilié























