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Espoir, confort des maleureux – Charles d’Orléans

Nature morte aux baies, Louis Valtat (1902)

Tableau : Nature morte aux baies, Louis Valtat, 1902

Espoir, confort des maleureux,
Tu m’estourdis trop les oreilles
De tes promesses nompareilles,
Dont trompes les cueurs doloreux,
En amusant les amoureux,
Et faisant baster aux corneilles.
Espoir, confort, etc.
Tu m’estourdis, etc.

Ne soies plus si rigoreux,
Mieux vault qu’à raison te conseilles,
Car chascun se donne merveilles,
Que n’as pitié des langoreux.
Espoir, confort, etc.

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