
Eau printanière, pluie harmonieuse et douce – Jean Moréas

Tableau : La mer au crépuscule, Emil Nolde, 1914
Eau printanière, pluie harmonieuse et douce
Autant qu’une rigole à travers le verger
Et plus que l’arrosoir balancé sur la mousse,
Comme tu prends mon cœur dans ton réseau léger !
À ma fenêtre, ou bien sous le hangar des routes
Où je cherche un abri, de quel bonheur secret
Viens-tu mêler ma peine, et dans tes belles gouttes
Quel est ce souvenir et cet ancien regret ?
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