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Cri – Renée Vivien

Les portes de Pedro Miguel, Jonas Lie (1913)

Tableau : Les portes de Pedro Miguel, Jonas Lie, 1913

Tes yeux bleus, à travers leurs paupières mi-closes,
Recèlent la lueur des vagues trahisons.
Le souffle violent et fourbe de ces roses
M’enivre comme un vin où dorment les poisons…

Vers l’heure où follement dansent les lucioles,
L’heure où brille à nos yeux le désir du moment,
Tu me redis en vain les flatteuses paroles…
Je te hais et je t’aime abominablement.

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