
Floréal – Iwan Gilkin

Fi, le vieil arbre rugueux
Avec sa ramure torse,
Noir, dépouillé comme un gueux !
Rien ne vit sous son écorce.
Ô printemps, nouveau printemps,
Viens, mon âme te réclame !
Au cœur des cieux éclatants
Fais jaillir ta jeune flamme !
Le cerisier d’autrefois
Se couvre de fleurs divines
Et d’oiseaux bleus dont la voix
Fuse en gammes cristallines.
Ô printemps, nouveau printemps,
Mon âme est pleine de joie
Et de baisers palpitants
Qui font des froufrous de soie.
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