
Églogue héroïque – Maurice du Plessys

Arcas, jeune berger.
Palémon, vieillard.
Arcas
Liberté, ta vertu qui par maint trait s’atteste
Souffle en bouche propice aux Victoires ailées :
La peur même se change en vaillance à ton geste,
Zélatrice du lâche au plus fort des mêlées !
Tu montres qu’une troupe où d’ici c’est les restes,
Thermopyle ! au flot noir pour lui plaire est allée
Et Trafalgar encor, dans sa vague funeste,
Roule un bris de cent nefs à sa gloire coulées !
Palémon
Je le dis : Notre ciel n’est pas son monument.
En vain Sparte, montant son culte avec son zèle,
Lui taille aux plus hauts rocs un autel véhément :
Sache qu’outre, pour nous, qu’elle a trop haut ses ailes.
Nos cœurs rien qu’y tâcher se sont flétris sous elle,
Et c’est trop de souci pour trop peu d’agrément !






















