
« C’est l’heure : les deux sœurs pareilles vont passer » – Albert Mérat

C’est l’heure ; les deux sœurs pareilles vont passer,
Jeunes comme les fleurs qui viennent de pousser,
Douces comme un parfum, belles comme une aurore.
Quand on vient de les voir, on veut les voir encore.
— Attiques médaillons retouchés par Pradier,
Provocateurs charmants des vers à dédier :
Vierges de marbre aussi vivantes, aussi chastes
L’une que l’autre, avec d’harmonieux contrastes ! —
La femme qui se pare et qui se met du blanc
Les regarde… Elles vont d’un pas rhythmique et lent,
Et dans leurs yeux profonds on voit l’âme qui rêve.
Leur âge ? c’est Avril triomphant. Leur nom ? Ève.























