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Lorsque Napoléon flamboyait comme un phare – Stéphane Mallarmé

Lorsque Napoléon flamboyait comme un phare – Stéphane Mallarmé

Lorsque Napoléon flamboyait comme un phare,
Et qu’enfants nous prêtions l’oreille à sa fanfare,
Comme la meute au cor.

Et sur elle courbé, l’ardent Imperator
Vit dans ses larges yeux étoilés de points d’or
Toute une mer immense où fuyaient des galères.
Aimons ce que jamais on ne verra deux fois !
Mon crime c’est d’avoir gai de vaincre ces peurs
Traîtresses, divisé la touffe échevelée
De baisers que les dieux gardaient si bien mêlée.

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