
Sourire – Jacques d’Adelswärd-Fersen

Lorsque l’œil de l’enfant s’ouvre à la lumière
Et reçoit le ciel dans son ciel,
On croirait voir s’ouvrir un livre de prière,
Innocent et vermeil !
On croirait voir fleurir une gerbe angélique,
Sous la rosée du Paradis,
On croirait voir briller une aurore mystique
Où Dieu serait béni :
Caresse, il s’est mêlé à sa douceur câline,
La gravité du Tout-Puissant,
Miroir tremblant du ciel et teintes zinzolines,
C’est le sourire de l’enfant !
Texte : Wikisource · domaine public · lien affilié























