
Notes de la première Épître – Jean-Pierre Louis de Fontanes

Je ne conclus donc pas, orateur dangereux,
Qu’il faut lâcher la bride aux passions humaines.
De ce coursier fougueux je veux tenir les rênes.
Je veux que ce torrent, par un heureux secours,
Sans inonder mes champs, les abreuve en son cours.
Vents, épurez les airs, et soufflez sans tempêtes !
Soleil, sans nous bruler, marche et luis sur nos têtes !
Quid faciat lœtas segetes, etc.
Je chante les saisons et la marche féconde
De l’astre bienfaisant qui les dispense au monde.
Il prodigue au printemps la grâce et la beauté ;
Du trésor des moissons il enrichit l’été ;
L’automne les enlève aux campagnes fertiles,
Et l’hiver en tribut les reçoit dans nos villes.
Quels objets ! l’homme et Dieu, etc.
The strong connections, nice dependencies,
Gradations just, etc.
A créé ce grandÔ toi, dont la puissance
A créé ce grand tout, soutenu par tes mains !
Si du plan le plus sage, en méditant ses lois, etc.
Son chien, fidèle ami, l’accompagne à jamais, etc.
Pourquoi les feux du ciel brillent-ils ? et pourquoi, etc.
L’homme vint, et cria : Je suis puissant et sage.
Cieux, terres, éléments, tout est pour mon usage.
L’océan fut formé pour porter mes vaisseaux, etc.
L’homme veut être un ange, et les anges du dieux, etc.
Vois du même œil au moins et l’homme et la nature.
Elle n’est point prodigue, elle n’est point avare, etc.
L’ange qui les conduit, dans leur chute entraîné,
Laisse échapper d’effroi leurs rênes vagabondes, etc.
La nature est un corps qui pour âme a Dieu même.
Principio, cœlum ac terras, camposque liquentes,
Lucentemque globum lunæ, titaniaque astra,
Spiritus intùs alit ; totamque infusa per artus
Mens agitat molem, et magno se corpore miscet.
Indè homimum pecudumque genus, vitœque volantum,
Et quæ marmoreo fert monstra sub œquore pontus.
Dans les veines du monde une âme répandue,
Partout de ce grand corps agitant l’étendue,
Remplit les champs de l’air, et la terre et les eaux ;
Alimente l’éclat des célestes flambeaux ;
De son feu créateur à la fois elle anime
Les monstres bondissants sur les flots de l’abime,
Et les peuples ailés, et les troupeau nombreux,
Et l’homme enfin qui pense, et qui règne sur eux.
Ô Pan ! la terre et l’air, l’eau, la flamme féconde,
Dont l’éternel combat maintient l’ordre du monde,
Forment en s’unissant les membres de ton corps !
Ta flûte aux sept tuyaux, variant ses accords,
Guide et ramène en paix sur la voûte azurée
De sept astres divers la manche mesurée.
Pan, ta vaste présence emplit l’immensité, etc.
Le hasard, une fin qui se cache à nos yeux, etc.
Que cette horlogeJe ne puis songer
Que cette horloge existe, et n’ait point d’horloger.























