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Hymne, II – Auguste Brizeux

Eaux calmes, Vladimir Nikolaevich Fedorovich (1910)

Tableau : Eaux calmes, Vladimir Nikolaevich Fedorovich, 1910

Des autels renversés par la fureur civile
Nous bâtirons un temple au milieu de la ville,
Et, de nos pleurs purifié,
Nous le consacrerons, ce temple, à la pitié.

De toutes les vertus vous êtes la plus douce,
Tendre et chère pitié ! Mais chacun vous repousse ;
Les hommes ferment à la fois
Les yeux à vos beautés, l’oreille à votre voix.

Sur la place publique, afin qu’on le contemple,
A la douce pitié nous bâtirons un temple ;
Et pour dire son divin chant,
Tous entreront, hormis le lâche et le méchant.

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