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Hymne, II – Auguste Brizeux

Hymne, II – Auguste Brizeux

Des autels renversés par la fureur civile
Nous bâtirons un temple au milieu de la ville,
Et, de nos pleurs purifié,
Nous le consacrerons, ce temple, à la pitié.

De toutes les vertus vous êtes la plus douce,
Tendre et chère pitié ! Mais chacun vous repousse ;
Les hommes ferment à la fois
Les yeux à vos beautés, l’oreille à votre voix.

Sur la place publique, afin qu’on le contemple,
A la douce pitié nous bâtirons un temple ;
Et pour dire son divin chant,
Tous entreront, hormis le lâche et le méchant.

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