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Ha que cet œil est beau, je meurs quand je l’admire – François Béroalde de Verville

Ha que cet œil est beau, je meurs quand je l’admire – François Béroalde de Verville

Ha que cet œil est beau, je meurs quand je l’admire,
Ha qu’il me fait de mal, ha qu’il me fait de bien,
Hé ! que doux & amer est le foible lien,
Dont si estroitement par sa force il m’attire.

Helas ! qu’il est cruel il cause mon martyre,
Car plus il me destruit lors que plus je suis sien,
Hé ! que ses feux sont doux au monde il n’y a rien
D’agreable & de beau, que l’air que j’en respire.

Hé ! maistresse attendez, attendez ma Deesse,
Ne me cachez encor ce bel œil qui me blesse :
Mais quoy, vous estes fiere au reson de mes pleurs.

Vous me le destournez, & puis douce cruelle,
Me le faisant revoir d’une belle estincelle
Vous allumez en moy un million d’ardeur.

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