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Pseudo-sonnet pessimiste et objurgatoire – Georges Fourest

Pseudo-sonnet pessimiste et objurgatoire – Georges Fourest

Père qui m’engendras du tarse au métacarpe
malgré Shopenhaüer et la loi de Malthus ; —
toi, mon appartement lorsque j’étais fœtus,
ma Mère ; — et toi, Parrain dénommé Polycarpe ;

maître qui m’enseignas, ô merci que la carpe
est un cyprinoïde et qu’en latin hortus
traduit le mot jardin ; Flamande sans astuce
nourrice au lait crémeux, simple enfant de la Scarpe ;

prêtre qui m’aspergeas de l’eau du baptistère
et par qui je connus, (sublime et doux mystère !)
vers l’âge de douze ans la saveur du Sauveur !

hélas ! ne pouviez-vous, me prenant par l’échine,
quand je bavais, môme gluant, déjà rêveur,
m’offrir à des cochons, comme l’on fait en Chine

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