
Poudre à la maréchale – Jacques d’Adelswärd-Fersen

J’aurais désiré vivre un siècle en arrière,
Parmi les Trianons et les frivolités,
À dire exquisement quelques légèretés…
À croquer une praline de bonbonnière.
Je me serais, grand Dieu, fait peindre par Van Loo,
Le regard évanoui et le geste futile,
Avec, pour fond lointain, une Cythère, une île
Frémissante et fine et toute émue d’oiseaux,
Prêt à m’y embarquer aux doigts d’une bergère,
— Oh ! pas plus de quinze ans, moi-même en ayant vingt —
J’aurais aimé cela, égoïste et câlin,
Dans le décor gracieux d’une aurore éphémère !






















