
Le Versailles de Louis XIV – Théophile Gautier

Son petit escalier donnant sur son passage,
Il me traverse à pied, car à mon carrelage,
Voitures ni chevaux n’ont jamais fait de mal :
Ces cinq marches, plus bas, défendent leur approche
Et qu’on n’entame ainsi ma noire et blanche roche
O soleils descendus derrière l’horizon!
Enfin les grands berceaux pour être les derniers,
Ne cèdent pas la gloire et l’honneur aux premiers.
Ce spectacle est charmant, il faut que je l’avoue :
Et, tout le temps que le théâtre joue,
Les décorations avec les bassins,
Les nappes et la grille ayant les mêmes fins,
Font leurs jets différents pour nous faire paraître
Le respect et l’honneur qu’ils rendent à leur maître.
Les oiseaux en plein jour, voyant le duc paraître,
Sur lui fondirent tous à son hideux aspect.
Quelque parfait qu’on puisse être,
Qui n’a pas son coup de bec ?
Un barbet poursuivait des canes ;
Mais il revint avec un pied de nez.
Il est des vœux aussi vains que profanes,
Ne comptez sur un bien que quand vous le tenez.






















