
Le chant du poète a gardé – Zénon Fière

Le chant du poète a gardé
Sa grâce & sa douceur divine ;
En l’écoutant nul ne devine
Qu’un long sanglot l’a précédé.
Dans l’éther de feux inondé,
L’orient plus clair s’illumine,
Et cependant sur la colline
Cette nuit la foudre a grondé.
De même, ô créature étrange,
Je vois sous un sourire d’ange
Briller ton regard azuré.
Mais cette gaîté n’est qu’un voile,
Et cet œil plus vif qu’une étoile
Dans la nuit souvent a pleuré.






















