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La servante – Henri Deberly

La servante – Henri Deberly

Tu m’as dit: «Puisque las à tout jamais des villes
Il te plaît de quitter ce décevant Paris,
Emmène-moi: là-bas, quand je t’aurai repris,
Nous vivrons, mon amour, meilleurs et plus tranquilles.

«Si tu jugeais mes soins à ton rêve inutiles,
L’ennui viendrait bientôt te rappeler leur prix.
Tu ne m’entendras pas: en trottant, la souris
Fait plus de bruit vraiment que mes petons agiles.

«Te sachant dénué de pratique raison,
J’ordonnerai pour toi la cour et la maison;
Je me constituerai ta première servante:

«Et le merveilleux vin que tu me verseras,
M’engourdissant le soir, dès l’aurore suivante
Doublera pour l’effort la vigueur de mes bras!»

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