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Adieu a la nouvelle-écosse – Jean-Baptiste Caouette

Adieu a la nouvelle-écosse – Jean-Baptiste Caouette

Pièce traduite de l’anglais.

Quelque soit ton destin, ô ma Nouvelle-Écosse —
Doux nid que le devoir, dans sa rigueur atroce,
M’ordonna de quitter — jusqu’au dernier soupir
Je jure de garder ton tendre souvenir!

A tes monts que l’été couronne de verdure,
A ton sol généreux qui donne sans mesure,
Aux côtes de granit qui te font un rempart,
J’accorde volontiers de mon coeur une part!

Dans tes vieilles forêts — grandes comme un royaume —
Le sapin résineux répand son doux arôme;
Et, défiant toujours l’ouragan furieux,
Le chêne y dresse aussi son front majestueux!

Puis dans tes champs rayonne, à travers la rosée,
Une fleur que ma main à souvent caressée;
Son nom est May flower, l’orgueil de l’Écossais,
Témoin de ses revers et de tous ses succès!

Je n’aurai plus peut-être, un jour, l’heureuse chance
De pouvoir t’admirer, lieu cher de ma naissance!
Mais du moins quand mes yeux verront la May flower,
Ils la contemplerons longtemps avec bonheur…

Adieu, Nouvelle-Écosse, ô ma belle patrie!
Quoique éloigné de toi, je t’aime à la folie!
Si les ans entre nous passent comme les flots,
Mon amour grandira nourri par mes sanglots!

1er mai 1883

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