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Par l’étreinte – Jacques d’Adelswärd-Fersen

Par l’étreinte – Jacques d’Adelswärd-Fersen

Tu es venu, la chambre est parfumée de toi,
Et comme une assonance exquise de ta voix,
J’écris ces mots d’amour qui chantent dans mon âme.

Oh, non jamais le ciel d’azur, le ciel de flamme,
Même le ciel pâli par les soleils mourants,
Ne m’a semblé plus beau et plus divin vraiment

Que tes yeux tout à l’heure entr’ouverts sous mes lèvres,
Ils avaient l’air d’oiseaux qui auraient eu la fièvre,
Je sentais leur douceur longuement m’enivrer.

Nous étions des enfants lorsqu’on s’est rencontré,
Aujourd’hui nos désirs ont entr’ouvert leurs ailes,
Et la gloire de la vie à l’amitié fidèle,

Jettera dans nos cœurs des germes d’infini !

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