L’Orphelin – Rainer Maria Rilke
Je cours le long des routes, je cours,
j’ai le cœur affolé ;
mon meilleur jour, ce sera le jour
où quelqu’un me dira : assez !
Et penser que c’est pour tout de bon !
Et dire que c’est la vie !
Je l’interroge, elle répond :
Nenni !
Les autres ont toujours leur espoir
qui se détache un peu.
Moi, ça fait du noir sur noir,
ou bien du noir sur du bleu.