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Les coupeurs de roseaux – Pierre Quillard

Les coupeurs de roseaux – Pierre Quillard

L’eau langoureuse endormait les saules;
Vers le déclin des tièdes journées
Elle frôlait de lèvres pâmées
Les seins roses, les blanches épaules.

Le choeur estival des femmes nues
Plus doux que le chant des tourterelles
Propageait parmi les roseaux grêles
Le frisson de voluptés inconnues.

Roseaux, vous clorez nos pauvres huttes.
D’autres prendront vos fragiles âmes;
Ils évoqueront les belles femmes
Avec la voix magique des flûtes.

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