
À Raymond de la Tailhède – Maurice du Plessys

… à peine, ébranlés dans la nue,
Les chênes d’Hercinie annoncent ta venue !
Je veux, plus que l’Amour, admirer la Beauté
Pareille à la mer blanchissante.
La Gloire t’a béni dès l’aube de tes ailes,
Jeune heaume au beau vol en plein ciel emporté !
Et Phébus qui t’arma pour les suprêmes zèles
Ceint ton front de justice et de véracité.
Les roses dont ta main décore les portiques
Ne sont pas de l’éclat qui se borne d’un jour.
On verra que la bouche armée aux feux pythiques
A crêté d’un Août l’épi du neuf amour !
Muses, sonnez le luth élu de La Tailhède !
Assistez à neuf voix la voix du citharède
Par qui la jeune Gaule irradie Astarté !
Mais n’est-ce pas déjà l’astre de la Victoire
Qui hausse d’un éclair ta tempe précatoire,
Si celui de Génie est celui de Beauté !






















