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Lancea carnalis vulnera nulla facit – Guillaume Apollinaire

Lancea carnalis vulnera nulla facit – Guillaume Apollinaire

Lancea carnalis vulnera nulla facit.
Lancea carnalis vulnera nulla facit facitOvid.

La flèche de l’Amour ne fait point de blessures.
Lancea carnali vulnera nulla facit.
Lancea carnalis vulnera nulla facit facitOvid.

La flèche de l’Amour ne fait point de blessures.
« Sans la santé, l’homme n’est rien sur la terre. »Sans la santé, l’homme n’est rien sur laDu Tillier.
Ainsi que Mars, la nature a son champ.
Ainsi que Mars, la nature a son cham(Anonyme).
Que dire à cet essai sans plus de conséquence.
Qu’hélas ! bien fou serait, celui qui mal y pense.
De la chaire au tripot, du tripot à l’autel
Maury ne fit qu’un saut de l’église au bordel.
François ! le bien suprême
Est de foutre avec goût :
On est Roi, quand on aime ;
On est Dieu, quand on fout.
Jeune encor, j’ai connu lorsque j’étais imberbe
Grands nombre de Ribauds de cette Cour superbe…
Fouteurs, dévôts, Ribauds, tout en nous couillonnant
En lisant mon ouvrage… ayez le v… b… ant…
… Puis lisez mon ouvrage et pensez à la France…
Pour laquelle toujours j’eus la déférence,
C’est ce que j’ai prouvé par mes nombreux écrits.
J’ai porté le petit collet, je fus l’un des proscrits :
Très souvant j’ai blâmé tant de haine et d’audace
Qu’à tort on déversait contre une auguste race.
J’ai repoussé le crime et combattu l’erreur.
Tour à tour ils m’ont fait une effroyable horreur.
J’ai dû cacher mon nom et déguiser mon style
Espérant qu’aux Français je pourrais être utile.
J’ai peint avec grands traits dans ma France foutue
La perfide Albion et je l’ai combattue ;
J’ai peint les factions du parti d’Orléans,
Et vanté les exploits des émigrés errants
En me foutant d’eux tous j’ai produit mon esquisse
Et je me suis masqué de sorte qu’on ne puisse
Seulement soupçonner mon nom ni mon état
Pour me tenir en cour avec un peu d’éclat.
Mes notes à la fin peignent mon caractère
Elles ne font ainsi qu’augmenter le mystère.
Adieu femmes foutants, adieu hommes bandants
Vous prendriez plutôt la lune avec les dents
Qu’espérer découvrir l’auteur de ces foutaises.
L’on n’est pas roi dans son pays
Quelqu’un peut-il s’y méconnaître,
Lorsqu’au palais de Médicis
Buonaparte règne en maître.
A sa guise, il nous fait ses lois,
Puis, en despote, il nous les donne.
Petit-fils d’un petit bourgeois.
Assis sur le trône des rois,
Que lui manque-t-il ?
Que lui manque-t-il ? La Couronne. La Couronne…
Enconner est d’un Dieu,
Se branler est d’un homme.
« Je ne respire que pour toi
Un baiser, mon bel ange ! »
Dans l’olimpe, aux enfers, je veux foutre partout.
On n’est pas criminel, pour faire une peinture,
Des tendres sentimens qu’inspire la nature.
Des tendres sentimens qu’inspire la natPétrone.

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