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Ô ces autels où l’on mettait des fruits – Rainer Maria Rilke

Vue du port de Rouen, Pierre Hodé (1925)

Tableau : Vue du port de Rouen, Pierre Hodé, 1925

Ô ces autels où l’on mettait des fruits
avec un beau rameau de térébinthe
ou de ce pâle olivier, — et puis
la fleur qui meurt, écrasée par l’étreinte.

Entrant dans cette vigne, trouverait-on
l’autel naïf, caché par la verdure ?
La Vierge même bénirait la mûre
offrande, égrainant son carillon.

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