Ô ces autels où l’on mettait des fruits – Rainer Maria Rilke
Ô ces autels où l’on mettait des fruits
avec un beau rameau de térébinthe
ou de ce pâle olivier, — et puis
la fleur qui meurt, écrasée par l’étreinte.
Entrant dans cette vigne, trouverait-on
l’autel naïf, caché par la verdure ?
La Vierge même bénirait la mûre
offrande, égrainant son carillon.