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Ma sensibilité – Guillaume Apollinaire

Ma sensibilité – Guillaume Apollinaire

le soleil et la forêt ce sont mes père et mère /
[en chapeau (vague) au dessus] : les coupoles admirables de tes seins d’aurore
la lune et la colline mamelles de ma nourrice
et l’insecte sans nombre est plus fort que ta volonté
Avant-trains dissimulés sous des branches de sapin
la terrible rumeur des mouches d’acier qui quittent brusquement une charogne
couche-toi sur la paille ce lit si bien doré
l’écorce du bouleau répand en brûlant une odeur balsamique
on brûle de la neige dans l’encensoir des Solitudes

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