
L’impératrice – Pierre Quillard

A Mlle Gabrielle Herold.
Les dieux d’un riche crépuscule
Parent d’or fauve et de joyaux
Les cactus, les lys sans macule
Et les chrysanthèmes royaux;
La pourpre du jour tombe et glisse
Sur les terrasses du jardin;
Le soleil meurt, l’Impératrice
Frôle les fleurs avec dédain
Et songe, loin des soirs illustres,
Au lac blanc sous l’aube d’avril
Où les frêles herbes palustres
Semblaient des reines en exil.























