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Lettres à Pablo Picasso – Jean Cocteau

Lettres à Pablo Picasso – Jean Cocteau

Samedi (25 septembre 1915)

Mon cher Picasso

Il faut vite peindre mon portrait parce que je vais mourir. Voici des bons de tabac pour une toile militaire (très péril jaune, très « la Chine mobilisée »).

J’écris beaucoup de choses sur vous pour New York. Soyez heureux.

Je vous serre la main, vous aime et vous admire de tout cœur.

Jean Cocteau

(Probablement 29 ou 30 octobre 1916)

Mon cher Picasso

Oui, j’avais l’Ode sous le bras, mais le sort fait surgir Apollinaire chaque fois que je l’apporte. Cette Ode est une trop grosse pièce,  trop importante pour qu’Apollinaire se livre dessus à son jeu favori (dire même des choses qui devraient lui être sacrées qu’elles sont « gentilles » par ex.). J’admire et je goûte Apollinaire. Vous savez son vice. Il veut être un chef – le chef d’un groupe qui n’existe pas et dont, s’il existait, vous seriez le seul chef – il organise ce bateau fantôme, il décrète et joue à l’« importance » comme il joue à la blessure, comme il joue à la guitoune sur son toit – avec une force d’imagination enfantine (alors on lui pardonne) et géniale (alors on l’admire).

Apollinaire renifle mon relief – il devine qu’on ne me jette pas de la barque, il connaît mes ceintures de sauvetage et je lui laisse entendre le navire à l’ancre dans mon cabinet de travail – Que fait-il ? Il m’enrégimente, il cherche par un truc habile à faire disciple celui qu’il redoute comme chef – il reproche au groupe fantôme de me prendre, pour feindre qu’il y ait un groupe et que j’aie voulu en être et pour me mettre ensuite sous son protectorat.

J’ai l’œil du maître – on ne me trompe jamais – je sais le risque des affections et des admirations que j’endosse. Je voyage vers la gauche lorsque tous voyagent vers la droite. On se rencontre en sens inverse. On se serre la main. On ne marche pas de conserve : je reste moi et « libre ».

Je vous embrasse.

Votre élève,

Jean Cocteau

(13 novembre 1916)

Mon cher Picasso

On m’annonce, dans une étrange guitoune en tôle avec applications Bass, recollages, journal et numéros, très vous, que mon portrait en Arlequin existe. Est-ce exact ?

Je tiens la surprise d’un capitaine (pas Canudo !) qui vous admire et rentre de permission.

Son témoignage coïncide avec une lettre d’André Lhote.

Ne pourrai-je voir un simili, quelque chose qui me réconforte, qui me prouve que je ne suis pas vêtu de naissance et pour toujours en Martien, en ours, en Fantômas ?

La figure reste, sous les masques et le casque très « Sainte famille » de Picasso. Arlequin portant le masque contre les gaz ! le casque d’Hermès qui, du coup, ne lui va pas mal – les deux bonhommes, les deux « bonhommes » selon de dialecte zouave, se ressemblent.
Cher Picasso – faites signe – Un seul Pablo Picasso sur une carte.

J’aimerai être sûr que le portrait n’a pas étouffé le modèle – comme dans un film qui s’appelait : Le peintre fatal.

Votre ami fidèle,

Jean Cocteau

(19 décembre 1916)

Mon cher Picasso

C’est entendu. Je remplace les 2 Picadors par 2 solitaires car vous êtes un solitaire qui souffre de la solitude comme tous les vrais solitaires.

Je vous ferai signe. L’Intran. et le Bonnet rouge annoncent la parade.

Votre fidèle ami

France.

(21 décembre 1916)

Je vous embrasse pour Noël, cher Pablo.

Joli Noël où l’enfant Jésus reste seul parce qu’on réquisitionne l’Étoile, l’âne, le bœuf, la paille, que les Rois se combattent, que Marie soigne, que Joseph garde une voie et que les bergers sont morts !

Jean.

(Entre le 9 et le 15 avril 1917)

Maison de la Presse 3, rue François Ier, Passy

Mon cher Pablo,

Merci des lettres qui me font vivre un peu loin de cette chambre de bonne, très froide et triste. J’ai commandé l’eau miracle. Vu Apollinaire. J’étais en verve malgré ma fatigue et je l’ai mis au courant du pour, du contre, de l’attitude à prendre vis-à-vis des futuristes, de Parade, etc. Imagine que les pauvres sauvages parfumés (Diag., Bakst, etc.…) n’ayant pas encore compris qu’ils ne sont et ne seront jamais de la Chose, et que nous les « tromperons » toujours entre nous, écrivaient à Apollinaire en cachette pour qu’il fasse les conditions d’articles « à la Massine » ?

Apollinaire, très enthousiaste de notre « réalisme » et du thème de la Parade, compose une petite notice Mercure et marche pleinement dans notre sens. Comme je déteste le mal pour le mal et que je plains Massine – j’ai fait de lui une image flatteuse et propre à réjouir l’hippopotame de la Volga.

L’orchestre de Satie est un CHEF-D’ŒUVRE.

Diag. et Ansermet le trouveront vide, idiot et vulgaire – c’est SÛR.

C’est un chef d’œuvre

Je l’ai vu note par note avec des musiciens jeunes, pas des étrangers ni des snobs – c’est la délivrance des Boches et des Russes même les plus merveilleux – système de chacun chez soi et chacun sa manière. Sans mélange de tous, sans brumes ni grâces, sans « aquarium et jeux de soleil ». LATIN.

Ce vieil homme accomplit un miracle : il a ouvert la porte à toute une musique reconnue la seule et voyant qu’elle s’était orientée de travers, il rompt avec elle, il ouvre une autre porte.

Parle-moi de Marie, ma pauvre grenouille. Elle me manque et je rêve à elle la nuit.

Téléphones de toute Rotonde. Vais les voir un à un. On raconte (Ortiz) que tu es roulé, estampé par Diag. Ne sachant d’où venait ce mot d’ordre, j’ai pris l’air de ne rien savoir – œil vague et geste vague – Reverdy se dégrouille comme un véritable Barrès.

Lhote en progrès – te respecte – t’admire et cherche à suivre ton chemin – On lâche Rivera seul et lugubre.

Froidure et pas charbon.

Profite du soleil de Rome. on LEZORA

Jean

Le musicien me charge de mille choses.

(22 avril 1917)

Quel silence !?

Moi qui espère chaque matin le détail sur le caniche, les saucissons et la catastrophe de cerfs-volants Balla.

Longue lettre piquée de Max parce que n’ayant pas reçu de réponse à une lettre où je lui demandais de venir je ne me trouvais pas chez moi pour l’attendre – il accumule mille finesses très difficiles à comprendre et termine par un P.S. de bonne humeur à cause d’un pneu qu’on lui remet et où je lui explique les raisons de mon absence. Il viendra demain.

Je m’occupe des bruits de Parade – J’aurai 4 machines à écrire avec amplificateur que j’invente et comme le Châtelet donne du cinéma on trouve des merveilles telles que : Tram express, sirène, mer déchaînée, mitrailleuse, etc., etc. Le gardien de ces monstres se nomme M. Colombier. J’irai le voir demain avec Cendrars. Le pauvre souffre atrocement et il est très triste.

Comme la M. de la Presse est en proie aux volcanismes je n’ai guère de temps pour voir les camarades. Ni Rotonde, ni You-You ni Pâquerette. (J’ai pour You-You une grande boîte de bonbons achetée à Turin). Ortiz se venge de Diag., en racontant qu’il te roule – ? – Severini vient de me téléphoner et passe Anjou demain matin.

Eugénia te reste fidèle.

Le trèfle à quatre pattes

Première minute libre, je cours chez Gertrude Stein que j’aime parce qu’elle t’aime. J’écris à Igor.

30 août 1918

Comme tu as de la chance, visage pâle, de manger la chose qui se met dans le café. Envoie-moi du sucre espagnol.

Je suis content parce que maman te voit et me raconte un peu tes frasques et tes fresques. (Raconte-moi ton travail, elle me parle de Baigneuses qu’elle espère que tu lui montreras).

Ici le grand chef chasse et met Lhote au poteau des supplices plusieurs fois par jour.

Dis à Eugenia et Olga que je les salue et que je voudrais être avec elles. Mais la sagesse l’emporte et je m’acharne à suivre la cure calme-soleil pour être fort cet hiver.

Si tu étais un bon Picasso tu mettrais à la poste toutes les feuilles sur lesquelles se trouvent des animaux : etc. je dégagerais chacun sur une page et je te renverrais le tout à corriger, approuver ou détruire. Réponds d’urgence. On ferait ainsi du bon travail très vite.
Laffitte est passé me voir deux jours. Il me supplie de te relancer pour ses dessins. Es-tu riche ? Il faut vendre des toiles et acheter du sucre. Wedel m’a dit d’un air fat qu’il était en correspondance avec toi et qu’il désirait que tu fasses son portrait. Te voilà inévitable, Monsieur Ingres.

Je t’aime, t’admire et t’embrasse.

Jean.

[En marge] Je viens de finir de corriger les épreuves du Coq et l’arlequin avec mon portrait (tête) et tes deux monogrammes.
J’ai fui Cipa, Diag. Il est, paraît-il, jovial et intime avec les Delaunay qu’il présente comme de féroces patriotes qui souffrent en Espagne. Que penses-tu de cette dernière ? Regrettes-tu le costume de Nankin. Moi oui.

26 septembre 1918

Piquey

Le soleil se cache derrière des nuages de grippe espagnole. C’est très triste. Je voudrais être dans la maison de Biarritz et « La Sirène » de Paris commence à m’appeler. Je rentre le 3 ou le 5. Toi tu restes et tu as raison si tu travailles.

Maman m’annonce une bonne nouvelle. Tu chercherais un appartement près du nôtre. Du reste je ne plaide pas pour convaincre mais rue d’Anjou on habite le silence au milieu du vacarme et en quelque sorte le « mail », la Place du Marché. J’aurais maintenant du mal à vivre ailleurs. Pendant que Lhote et Rivera se chamaillent et découpent le monde en cônes – pyramides et cylindres – je mijote dans un décor que tu aimes (très bon moche) entre les disputes de Madame Brice et de ses bonnes.

J’ai fini la préface de Socrate où je parle de toi et l’Escale pour les dessins de Lhote. L’hiver sera donc un hiver d’imprimeurs et de dépucelages.

Je crois que tu ne détesteras pas les paroles que j’ai écrites pour Auric – Satie – Durey – Poulenc – (séance Café-concert Bathori).

Je te recommande « Les Hirondelles » et « Tout est fini », grande valse lente.

Je n’ai aucune nouvelle de Guillaume Apollinaire et de Max. Que deviennent-ils ? Et Eugénia ?

Dis-lui que je voudrais au moins sa signature sur une carte.

L’autre dimanche, je me suis rendu dans ma gondole à un bal de matelots américains très joli. La salle était décorée de chromos pareils à des Renoir et de girandoles de fleurs en papier. Le Pathéphone jouait des quadrilles et on dansait des ragtimes avec les filles du garde-chasse.

Boissons : Byrrh – Peppermint.

Tu me manques et mon vieux Sadi me manque. J’ai besoin de sentir votre force.

Tu me demandes d’écrire et c’est toi qui ne réponds pas à mes prières.

Réponds. Etc.

Je ne dormirai tranquille que sûr et certain d’un livre de toi dans ma boutique, ma poche et mon cœur.

Tendresse à Olga. Eugénia.

Ton fidèle Jean.

[En marge] Léonce m’envoie des lettres fabuleuses.

24 août 1919

Mon cher Picasso

Ma montagne ressemble à un fond de portrait de Madame Garette par Zuloaga. Mais je ferme les yeux et j’expose ma figure au soleil. Il y a des vautours, des vaches, des moutons qui vivent tous ensemble. Je prends des forces pour les perdre à Paris – seul plaisir possible, car Paris ressemble aux mantes religieuses et mange son homme pendant l’amour. Si les nuages empêchent la cure de soleil on s’enferme et on pense à toi en regardant les pipes – le tabac – les bouteilles – les cartes – les guitares. Les bergers chantent comme à l’Opéra comique.

« Pensons à aimer et non au mariage
« Pensons à aimer non à nous marier
« J’ai tellement aimé ma chère chère chère
« J’ai tellement aimé ma chère liberté !
« C’est très joli », dirait Bakst.

Êtes-vous en route ? Aucune nouvelle de Misia.

Les vacances.

Sinistre cache-cache.

Tendresses pour toi et Olga

Jean.

(Sans date, été 1923)

Mon cher Monsieur Picasso,

Voici une danse du pays d’Auric. Je voudrais avoir une carte de toi. Étienne et Édith sont-ils toujours auprès de vous ? Donnez des nouvelles d’Olga et de Paul. Ici toute la bande pense à toi. Radiguet va publier ses poèmes à la N.R.F. avec ta litho en tête. Moi, je devrais écrire la préface de ton livre chez Stock. Mais j’hésite au bord. Parler de toi ! Sans littérature et sans me mêler de ce qui ne me regarde pas. Donne-moi du courage.

Écris vite.
Je t’embrasse pour 3.

Jean

[Sur le côté gauche] Auric a acheté à Arcachon 12 années du Temps avec des reliures vertes. J. Hugo, Radiguet et lui se promènent partout avec ces petits volumes sous le bras.

1er août 1923

Cher Picasso,

Pense à mon dessin sur la chaise. Cette charmante baigneuse tape sur sa machine et sur un piano apporté en gondole.

Je ne travaille pas, j’ai fait hier un livret pour Auric.

Vous auriez dû mener Paul à Moulleau, en face de nous. Ton modèle Noailles et sa mère y allaient avec les gosses.

Ne perds pas mon exemplaire de Plain-Chant. C’est le seul exemplaire de luxe que je possède.

[Sur le côté] Je n’ai pas encore trouvé sur la plage un objet digne de toi. Je cherche.
Dis à Olga que je pense à elle et à bébé. Ne nous laisse pas sans nouvelles. Je t’admire et t’aime.

(Très probablement janvier 1924)

Cher Picasso

Je pense à toi, du fond de ma tristesse atroce et que le soleil augmente.

Je vous embrasse, Olga, Paul et toi, de tout cœur

Jean

Mille choses à Olga, de la troupe.

(25 octobre 1926)

Mon cher Picasso

J’ai mesuré hier à l’écroulement de ma vie l’amitié que j’avais pour toi. Après la mort de Raymond je me croyais incapable d’une douleur pareille.

Je sais qu’on déforme toujours et ma raison me force à croire que ces cruelles paroles sont de Picabia. Mais la chose est faite. Toi qui ne parles jamais de personne, toi qui refuses de « parler », tu as parlé, et de qui ? De moi qui t’adore, qui suis prêt à mourir pour toi et les tiens. Tu m’as perdu aux yeux de toute une jeunesse qui t’écoute comme l’Évangile. Tu as donné la plus belle arme à mes ennemis. Je souffre tellement que je voulais me tuer. Sans maman et l’Église, je me jetais par la fenêtre.

Jean

Février 1939

19, place de la Madeleine

Cher miracle

Je sors de ton exposition. Chaque toile met « sous un charme » et l’ensemble sous un autre.

Comme je t’aime – et comme je t’aimais en me laissant envoûter par ces reflets construits et cette bâtisse légère !

Je t’embrasse

Jean.

P.S. Une merveille de Paul Rosenberg : « Un homme comme vous pour les lettres – un homme comme Stravinsky pour la musique – un homme comme moi pour la peinture… » (sic)

15 janvier 1944

36 rue de Montpensier

Mon Picasso

J’étais encore trop mal fichu pour venir te voir.

Ma première visite sera pour toi, naturellement. Si tu étais un ange – et tu es un ange – tu me trouverais n’importe quelle figure de femmes en marche pour frontispice du poème auquel je travaille depuis un an et que je termine. Il s’appelle Léone et le sujet est une femme en marche.

Je reste au Palais Royal pas rasé et pas coiffé. Jeannot peint un tableau de sa fenêtre qui te plaira beaucoup.

J’ai fini ma pièce. J’ai fait mes lithos. Il faudrait laisser un livre de nous deux. Ce frontispice ou Plain-Chant avec tes dormeurs. Je compte prolonger mon cinquantenaire jusque-là.

Tout ce travail je te le dois pour avoir vu dans tes yeux une ombre de reproche.

Ma maison est un pèlerinage de crétins qui attendent que Jeannot entre ou sorte. Il y en a qui vivent dans l’escalier, d’autres sous les arcades du Palais Royal. Drôle d’époque !

Je t’aime et je t’embrasse

Jean.

Ma tendresse à Dora.

2 déc. 1948

Maison du Bailli
Rue du Lau. Milly (S. & O.)

Mon Picasso

Je te répète ma joie et mon émotion de m’être retrouvé chez toi, près de ta femme et de ton fils. Tu as cassé toutes les vaisselles du monde et tu les a remises sur la table avec tes poteries. Elles sont divines au sens propre du terme. Ce sont, en ce qui concerne les assiettes [au-dessus : plats] des auréoles.

De même que je n’osais pas t’embêter à domicile, je n’ose pas te montrer ma tapisserie bien qu’elle s’exprime dans une langue secrète qui est celle des poètes et qui ne saurait être ignoble.

Je t’embrasse

Jean

13 mai 1955

St Jean Cap Ferrat

Cher Seigneur

On a passé une journée de mon enfance où toute chose me semblait être aussi belle et aussi insolite et aussi grave qu’une œuvre de Picasso.

Ce soir j’allumerai le vase et je penserai une fois de plus qu’il n’y a que toi qui me serve de lumière.

Je t’embrasse et Jacqueline et Paulo et le hibou et les dames de bronze et l’homme au mouton qui reflète les fleurs.

Jean.

[Dans la marge gauche] Connais-tu la phrase de Stendhal : Je ne suis pas mouton donc je ne suis rien.

[Dans la marge droite] Francine t’enverra Picard, son jardinier, pour l’herbe des pelouses.

[Au verso] P.S. Je viens d’entendre Markevitch remporter un triomphe avec Parade.

17 octobre 1955

Je pense à mes très chéris de Cannes et d’épée.

Je les embrasse du fond du cœur.

Jean

29 sept. 1957

Je savais que tu viendrais, mais je te remercie quand même beaucoup d’être venu.

Ton Jean

(6 novembre 1962)

Milly

Cher merveilleux,

C’est pour te dire bonjour, parce que sans toi je m’ennuie et mes accumulateurs se déchargent.

Jean.

21 juin 1963

Je ne sais pas téléphoner voilà le malheur. Mais chaque jour je pense à toi, à ton miracle, à la petite fille qui saute à la corde. (Si Jacqueline me la photographiait ce serait me faire une grande joie). Je travaille de loin : on creuse à Cap d’Ail, on construit à Fréjus. Seulement c’est notre Dame de Vie qui donne les forces.

Ton Jean.