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Pictogrammes des Jeux Olympiques d’été

Pictogrammes des Jeux Olympiques d’été

Un pictogramme est une représentation graphique stylisée et schématique qui exprime un message, une activité, une action ou un service. Les pictogrammes n’appartiennent pas à une langue ou à une forme particulière de l’écriture, et par conséquent fonctionnent comme un langage universel.

Déjà à la préhistoire, certains types de dessins rupestres ressemblaient à des pictogrammes. Les hiéroglyphes égyptiens rappellent également les pictogrammes en raison de l’utilisation de signes figuratifs pour transmettre des informations.

Tout au long du XXe siècle, l’accroissement des échanges internationaux et la nécessité de disposer de symboles compréhensibles par toutes les cultures ont favorisé la multiplication et le développement des pictogrammes. Aujourd’hui, ils sont devenus indispensables dans de nombreux domaines tels que les transports, tourisme, informatique et météorologie.

En raison de leur portée internationale et multiculturelle, les Jeux Olympiques ne sont pas épargnés. Pour améliorer l’organisation et la communication, les comités d’organisation des Jeux Olympiques (COJO) ont également recours à des pictogrammes. Utilisé non seulement pour indiquer les nombreux services mis à la disposition des spectateurs, des pictogrammes sont également créés spécifiquement pour représenter les sports au programme.

Pour certaines éditions des Jeux jusqu’aux années 1960, des dessins illustraient les sports présentés, par exemple pour les publications officielles ou sur les billets d’entrée. Ces illustrations sont plus figuratives que schématiques, et il en existe parfois plusieurs types pour une même édition des Jeux.

Par exemple, dans les règles générales officielles de la publication sportive des Jeux Olympiques de Paris 1924, il existe des illustrations pour chacun des sports. Pour les Jeux Olympiques de Londres 1948, un ensemble de 17 symboles sportifs a été créé et figure sur les billets d’entrée et dans les publications officielles. Les Jeux d’hiver et d’été de 1952, à Oslo et Helsinki respectivement, ainsi que les Jeux d’été de Melbourne en 1956 et de Rome en 1960, regroupent des illustrations de ces sports sur certains documents officiels ou sur les billets.

C’est à partir des Jeux Olympiques de Tokyo 1964 qu’une transition s’est opérée avec la création d’un ensemble de pictogrammes plus schématiques et épurés dans leur forme et selon des normes graphiques. Ils s’inscrivaient également dans le cadre d’un programme d’identité visuelle plus général. Depuis lors, des pictogrammes ont été créés pour chaque édition des Jeux.

A l’occasion des Jeux Olympiques d’hiver de Grenoble 1956, un ensemble de pictogrammes inspirés par op art, un mouvement artistique né dans les années 1960, a été créé pour présenter les sports et les disciplines. au programme. La recherche de solutions graphiques capables de traduire les caractéristiques de la glisse et de la vitesse des disciplines hivernales est un aspect qui a inspiré, en général les concepteurs des pictogrammes des différentes éditions des Jeux d’hiver.

L’édition des Jeux d’été de Mexico en 1968 a été marquée par le renforcement du programme d’identité visuelle, qui a eu un impact significatif sur les pictogrammes. Pour la création de celles des Jeux de Munich en 1972, un système de normes graphiques a été établi. Hautement standardisés et rationalisés, ces pictogrammes sont devenus un modèle qui a influencé ceux des éditions ultérieures des Jeux. En 1992, les pictogrammes des Jeux d’Albertville et de Barcelone sont à l’origine d’une nouvelle tendance : le style des silhouettes devient plus artistique et plus abstrait.

Au fur et à mesure que les besoins de communication se sont accrus, les pictogrammes sont devenus disponibles en plusieurs variantes (noir/blanc, couleur, etc.). Ils apparaissent actuellement dans divers médias, tels que les programmes de concours, les plans des sites, les émissions de télévision et les formats géants sur les murs des bâtiments. Les pictogrammes sont conçus par les COJO et approuvés par le Comité International Olympique (CIO) ainsi que par les fédérations sportives internationales. Au final de merveilleux exemples contextualisés des tendances graphiques d’une époque.